L’arrêt du tabac grâce à l’hypnose.

Paroles d’une hypnothérapeute.

« L’hypnose pour arrêter de fumer ? Très bonne idée !

Ça marche en une à trois séances le plus souvent. Certains hypnothérapeutes obtiennent de très bons résultats et deviennent des Serial Killer de la clope… 

Bon, alors, comment ça marche ? 

Certains hypnothérapeutes utilisent des suggestions de dégoût, racontent à l’inconscient de leur client que la cigarette a un goût atroce, etc. Ça peut très bien fonctionner. C’est une façon un peu ancienne et pas très stylée mais ça peut le faire. 

Une technique un peu plus élaborée est la suivante : grâce à un langage approprié, l’hypnothérapeute s’adresse à l’inconscient de la personne et lui demande d’identifier tous les déclencheurs du comportement à changer (fumer). Puis il demande à l’inconscient de générer de nouveaux comportements, meilleurs pour la personne, conformes à ses valeurs etc. Enfin, l’hypnothérapeute demande à l’inconscient de faire coïncider les déclencheurs avec les nouveaux comportements sélectionnés par l’inconscient. Schématiquement c’est ça.

Ça marche vite et bien, et c’est super ! Mais alors pourquoi est-ce que certaines personnes recommencent à fumer parfois des années plus tard ?

Sans doute parce que cette approche rapide ne tient pas compte des causes profondes du comportent addictif. On a juste permis à la personne de compenser un manque (affectif peut-être) par un comportement plus judicieux, et cela a fonctionné un certain temps. C’est déjà très bien.

Dans les cas où on refume de façon compulsive après avoir arrêté un moment grâce à l’hypnose, il peut être judicieux d’interroger un peu plus profondément ce qui sous tend ce comportement (stress, dépression, loyauté familiale). Cela peut se faire  lors de séances d’hypnose mais également avec d’autres techniques.

Il arrive aussi que la problématique de fond émerge dès le début de la première séance. Parfois, on vient juste pour arrêter de fumer et… on se met à parler de tout autre chose.

L’hypnose est un état naturel qui s’apparente un peu à la rêverie, un mode « pilote automatique », une sorte de « débrayage » propice au changement dans un cadre thérapeutique. Dans le cas d’un simple arrêt du tabac, il est judicieux de demander à l’hypnothérapeute que l’on va consulter s’il pratique ce genre de séances rapides.

À tester ! » 

J. G.

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